Décret Tertiaire

Benjamin MERCURIALI / Février 2022

Décret tertiaire efficacité énergétique

Décret Tertiaire et efficacité énergétique…

Pas de nouveau report de calendrier annoncé à ce jour pour le Dispositif Eco-Energie Tertiaire, c’est la première nouvelle qui permet d’assoir une certaine visibilité pour les acteurs du secteur tertiaire. C’est donc bien en septembre 2022 que le premier jalon de reporting à l’administration devra être réalisé.

Compléter les typologies d’actifs disposant d’objectifs en valeurs absolues

N’en oublions pas cependant des jalons opérationnels également beaucoup plus proches. Est ainsi attendu dans les prochaines semaines le second arrêté « valeur absolue » essentiel au dispositif règlementaire. Il viendra étendre les typologies d’actifs disposant des paramètres de modulation des objectifs de performance, notamment ceux liés aux usages.

Pourquoi est-ce fondamental ?

En premier lieu car il sera désormais possible de calculer les objectifs réels à atteindre pour certains types de bâtiments encore non précisés (dont le commerce par exemple), et donc de construire des plans d’actions d’amélioration concrets.

Par extension cela précisera également le champ des due-diligences d’acquisitions concernées et permettra aux acquéreurs de dimensionner leurs CAPEX et aux vendeurs de valoriser les actions d’amélioration réalisées.

Quelles sont les réactions du marché ?

Le marché semble réagir positivement à ce nouveau levier de valorisation immobilière. Les opérations value add se voient d’ores et déjà favorisées. Le dispositif en effet leur permet de valoriser bien plus concrètement qu’auparavant les travaux d’amélioration énergétique qu’elles réalisent. Plutôt que de se contenter d’un label de performance en rénovation, les opérateurs peuvent désormais, certificat à l’appui, justifier d’une ou plusieurs décennies d’avance sur la règlementation. Il y a sans nul doute une valeur à cette anticipation règlementaire.

De l’importance du besoin en efficacité énergétique

Décret Tertiaire et efficacité énergétique…Ce constat illustre le commencement d’une ère de l’efficacité alimentée par une conjonction d’impacts directs et indirects : augmentation structurelle et conjoncturelle des prix de l’énergie, prise de conscience collective, double renforcement du cadre règlementaire – par la technique d’un côté (Décret BACS, FGAZ 2, etc.) et par la finance de l’autre (SFDR, Taxonomie…). Le besoin d’efficacité en ressort comme l’approche la plus pragmatique et adaptée aux enjeux.

Les solutions de conseil et d’accompagnement existent

Pour répondre à ce besoin, des plateformes de suivi de la data se structurent, les outils de monitoring « hardware » se déploient, ceux d’appui au financement tels que les CEE s’adaptent aux évolutions du terrain, des offres à haute valeur ajoutée gagnent en maturité (incluant par exemple le déploiement à grande échelle de solutions photovoltaïques ou de mobilité électrique). Il est vrai qu’il convient à présent de s’y retrouver.

La donnée comprise et maitrisée, condition sine qua non pour un impact réel et mesurable à coûts soutenables

Dans cet océan d’enjeux opérationnels, financiers et de solutions offertes par le marché, il est essentiel de faire coïncider les bonnes questions avec les bonnes réponses. Cela se fera en premier lieu autour de la donnée : la comprendre pour savoir la collecter, la fiabiliser et enfin l’exploiter. C’est uniquement à cette condition que le pilotage sera rendu possible et que des impacts concrets pourront être atteints…et mesurés à des coûts soutenables !

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