Digital

Benjamin MERCURIALI / Juin 2022

Des bénéfices indéniables…

La digitalisation et plus généralement les importants investissements technologiques en cours dans le secteur de l’immobilier, facilitent sans conteste aujourd’hui l’émergence de suivis de performance énergétique et carbone exhaustifs. Ceux-ci sont tout aussi utiles à l’amélioration des qualités environnementales intrinsèques et extrinsèques des actifs qu’à leur gestion opérationnelle et financière.

La performance des outils et nouveaux services déployés ou en déploiement, notamment les EMS (Energy Management System) et bases de données de gestion patrimoniales, n’est appréciable qu’à l’aune de l’utilisation qui en est faite. Elle reflète en bien, comme en mal, les connaissances et objectifs poursuivis par leurs créateurs.

Le décret tertiaire, la judiciarisation croissante du greenwashing, de même que l’envolée des coûts énergétiques…toutes ces directives et tendances sont autant de pierres de touche pour ces outils émergeants et pour les sociétés de services qui les opèrent.

Prudence néanmoins car digital ne rime pas forcément avec exactitude

Les actifs immobiliers tertiaires – ceux que nous traitons principalement chez AEGILIM – sont tous plus ou moins prototypiques, avec des problématiques de gestion uniques et parfois complexes.

Les technologies de suivi et de remontée des consommations énergétiques sont assez simples : les volumes de données associées sont inférieurs de plusieurs ordres de grandeur à ceux traités en finance de marché par exemple, et les calculs pour les agréger sont linéaires.

Il est par ailleurs relativement aisé d’aboutir à des UX avec des rendus graphiques d’évolution des performances plaisants visuellement, ainsi qu’à des séries de données plus ou moins agrégées et historisées.

Mais cette simplicité représente le risque même des outils en question, car données automatisées ne riment pas toujours avec exactitude. C’est à cet égard qu’il faut donc faire preuve de prudence.

La mise en relation, la juste appropriation des données patrimoniales, techniques, locatives et d’usages réels des bâtiments, et le maintien dans la durée d’un suivi de qualité et approfondi sont pour leur part plus complexes.

Malheureusement, sans cette maitrise, il est impossible de capitaliser l’ensemble du travail réalisé pour optimiser sa stratégie d’efficacité énergétique, et donc d’améliorer sa stratégie d’atténuation au meilleur prix.

Du rôle crucial des Energy Managers, garants de l’exhaustivité et de la justesse des suivis, et vecteurs de Valeur Verte des actifs

Au-delà de la capacité à présenter ou agréger des données grâce au digital et de façon automatique, ce sont véritablement la mise en relief, la capacité d’analyse et de synthèse, et l’enthousiasme généré chez les parties prenantes des actifs étudiés par les Energy Managers qui permettent de pérenniser dans la durée des suivis de performances énergétiques et environnementales réelles, et de les utiliser de façon pragmatique.

En tant que Proptech, les outils que nous créons se doivent idéalement de refléter ce savoir-faire immobilier et de rendre sa diffusion et son acquisition plus démocratiques, pas seulement techno centriques.

Les Energy Managers doivent impérativement façonner leurs outils et méthode d’accompagnement pour accéder à et communiquer autour de la Valeur Verte du développement durable dans l’immobilier tertiaire.

N’est-ce pas là, au fond, une partie du rôle des futurs ASSET MANAGERS « VERTS » ?

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